Dénominations des alternatives végétales : InterVeg aux côtés du secteur européen pour un étiquetage transparent
InterVeg rejoint onze autres associations professionnelles européennes dans la signature d'une lettre ouverte défendant l'usage de termes familiers comme « burger végétal » ou « saucisse végétale ». Retour sur une prise de position collective au cœur des débats européens.
Une mobilisation collective du secteur végétal européen
En réponse aux propositions de la Commission européenne visant à encadrer l'usage de certaines dénominations pour les alternatives végétales à la viande, douze organisations professionnelles représentant les producteurs d'alternatives végétales et les fournisseurs d'ingrédients protéiques ont publié une déclaration commune le 24 juillet dernier.
Parmi les signataires figurent notamment Plant-Based Foods Europe, EUVEPRO, Vegetales (Espagne), Unione Italiana Food, Pro Vege (République tchèque), Quorn Foods et InterVeg pour la France. Cette coalition européenne défend une position claire : préserver la possibilité d'utiliser des termes familiers et largement compris sur les produits végétaux clairement identifiés comme tels.
Trois raisons de défendre ces appellations
L'intelligence du consommateur d'abord. Une étude menée par le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) en 2020 montre que seul un consommateur européen sur cinq estime que des appellations comme « burger végétal » ou « saucisse végétale » ne devraient jamais être autorisées. À l'inverse, près de 7 consommateurs sur 10 les considèrent acceptables, notamment dès lors que le caractère végétal du produit est clairement indiqué sur l'emballage. Les termes familiers ne trompent personne : ils aident au contraire chacun à comprendre comment intégrer ces produits dans ses repas quotidiens.
L'innovation ensuite. Contraindre les fabricants à inventer de nouvelles appellations impliquerait des changements d'emballage, de communication et de référencement coûteux. Cette charge pèserait particulièrement sur les petites et moyennes entreprises, qui portent une part importante de l'innovation du secteur.
La lisibilité du cadre réglementaire enfin. Le système d'étiquetage actuel fonctionne et permet aux consommateurs de faire des choix éclairés. Le complexifier risquerait d'introduire de la confusion là où il en existe peu aujourd'hui.
Une logique de complémentarité, pas d'opposition
InterVeg tient à rappeler un principe central de son action : le développement des alternatives végétales ne se construit pas contre l'agriculture traditionnelle, mais avec elle. Les producteurs du secteur végétal collaborent étroitement avec les agriculteurs européens et partagent les mêmes objectifs de durabilité, de souveraineté alimentaire et de résilience de notre système agricole.
Soutenir simultanément l'essor des alternatives végétales et la filière agricole française relève d'une vision inclusive de la transition alimentaire, au bénéfice de l'ensemble des acteurs et des consommateurs.
L'appel commun aux législateurs européens
À travers cette lettre ouverte, les douze signataires invitent les décideurs européens à rejeter les propositions restreignant les termes familiers pour les alternatives végétales, à privilégier un étiquetage transparent qui informe sans contraindre, et à encourager une concurrence équitable entre tous les acteurs du système alimentaire.
La position d'InterVeg
Première coalition française réunissant les acteurs engagés dans la transition vers une alimentation plus végétale, InterVeg inscrit ce soutien dans la continuité de son action de plaidoyer auprès des instances françaises et européennes. Nous continuons à porter la voix d'une filière émergente au service d'un système alimentaire plus durable et plus équilibré.
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